J’ai toujours rêvé d’une vie sans contrainte ni engagement. Mais je n’en avais pas compris les codes. Alors j’ai subi.
J’ai avalé des mensonges. J’ai avancé les yeux bouchés de caca, en fredonnant des chansons où le mot liberté était crié très fort.
Ça donnait de la force mentale, croyais-je. Mais ça ne changeait rien à la mienne.
Je confondais le cri et le souffle. Le décor et l’intérieur. Aujourd’hui, je comprends que la liberté n’est pas un mode de vie. C’est une idée fausse. Je viens juste d’ouvrir les yeux. La liberté est une manière de penser.
Regarder l’autre avec respect, sans attente, sans jugement, avec une forme d’amour — plus ou moins profonde — est déjà une porte ouverte. S’ouvrir à l’immatériel. Vivre ses émotions.
Accueillir pleinement ses désirs charnels.
Tout cela est une liberté puissante. Se laisser bercer, puis emporter par ses rêves, en est une autre.
Ma liberté n’existe pas. Elle se vit.